Une dalle noire et plate, tirée de la roche volcanique de l’île, creusée en cuvette par des décennies d’usage. Le rouleau pèse dans les deux mains. On humidifie un peu la graine, on se penche depuis les épaules et on pousse — avant, arrière, avant, arrière — jusqu’à ce que le grain passe du cliquetis au murmure, puis au silence.
Ce n’est pas rapide. C’est justement l’idée. Un massala de famille prenait vingt minutes de la matinée de quelqu’un, et toute la maison l’entendait se faire.